L’alimentation du sportif est au cœur des préoccupations de chaque pratiquant. Quels suppléments alimentaires choisir et quels sont les bienfaits de chaque type de suppléments. Pour en savoir plus, parcourez notre article.
Une consommation adéquate de liquides peut améliorer la performance, alors que la déshydratation peut être dévastatrice pour un sportif.
On sait aussi que s’il n’adopte pas un régime riche en glucides pour alimenter ses réserves de glucose, l’athlète peut éprouver de la fatigue.
Toutefois, il n’existe pas de données qui soutiennent l’utilisation de suppléments comme les protéines, aminoacides, ou vitamines et minéraux au-delà des quantités recommandées, pour améliorer la performance.
Les nutriments dans les repas que nous mangeons et buvons nous fournissent l’énergie et aident à régler les processus métaboliques et thermorégulateurs.
Avec le temps, toute insuffisance de ces nutriments peut nous emmener à une diminution dans la performance physique et mentale.
Par exemple, on a démontré que le manque de fer diminue la capacité du muscle squelettique à consommer de l’oxygène.
Les nutriments les plus indispensables pendant tout événement sportif sont l’eau, et sous certaines conditions, les glucides et les électrolytes.
Ironiquement, l’eau et les glucides sont les deux nutriments qui sont fréquemment insuffisamment consommés par les sportifs.
L’eau : le remplacement insuffisant de la perte d’eau mène à la déshydratation, et on a démontré qu’il produit une diminution dans la performance.
Déjà en 1944 il a été démontré que sans eau, la température rectale augmente de manière constante, qu’une adéquate consommation d’eau combat tous les effets non désirables de la déshydratation, et que la soif n’est pas un indicateur sensitif de la nécessité d’eau.
Généralement, les effets du remplacement de liquides sont plus bénéfiques quand les quantités ingérées d’eau sont proches de la perte par transpiration.
Les glucides : les glucides sont la source d’énergie la plus efficace pendant l’exercice aérobic. Bien que beaucoup de sportifs et formateurs soient conscients de l’importance des glucides dans l’exercice, ils ne possèdent pas la connaissance suffisante sur la quantité, le taux et la fréquence de consommation pour améliorer la performance.
La quantité nécessaire de glucides dépend, en partie, de l’intensité et la durée de l’exercice. Les exercices prolongés et intenses peuvent vider la plus grande partie des glucoses stockés dans la masse musculaire.
Si les réserves ne sont pas renouvelées, le sportif peut arriver à la fatigue rapidement.
Des différents types et combinaisons d’aminoacides sont souvent offerts aux athlètes avec la promesse de stimuler leurs hormones de croissance et, conséquemment, l’hypertrophie musculaire.
L’arginine et l’ornithose sont les deux aminoacides plus utilisés pour ce but.
Toutefois, il n’existe aucune preuve que les suppléments aminoacides ou protéines soient nécessaires pour des sportifs sains et qui suivent un régime relativement équilibré.
Vitamines et Minéraux
La croyance persiste selon laquelle les suppléments de vitamines et minéraux amélioreraient la performance.
Toutefois, il n’y a pas de preuves scientifiques qu’une consommation de vitamines et de minéraux supérieurs aux quantités conseillées fournisse un effet énergétique perceptible ou qu’elle soit nécessaire pour les sportifs qui suivent un régime normal.
Cependant, des études effectuées avec des athlètes, indiquent qu’entre 44% et 84% utilisent ces suppléments.
Bon nombre de sportifs ont des besoins caloriques très élevés (> ; 4000 kcal/jour) ; il n’est ainsi par étonnant de constater que souvent les ingestions d’aliments sont largement supérieures aux besoins réels et aux quantités recommandées.
Ainsi, selon une étude effectuée par Khoo et Cols, l’ingestion de vitamine D dérivée d’aliments et de suppléments a pu être constatée à hauteur de 1065% de la moyenne recommandée pour certains triathlètes de sexe masculin.
La toxicité et les effets défavorables pour la santé que produisent de telles ingestions sur le long terme sont une réelle préoccupation.
Tandis que beaucoup de composés ont été considérés bénéfiques pour améliorer le rendement sportif, il n’existe pas encore des preuves scientifiques soutenant la théorie selon laquelle, des éléments comme le pollen des abeilles ou des fleurs, ou certaines herbes produisent des effets énergétiques.
Toutefois, comme avec tout autre aide énergétique utilisée par les sportifs, l’effet placebo ne doit pas être négligé.
En effet, tant les suppléments que les aliments peuvent produire un effet placebo dans une variété de situations, et il a été constaté que plus d’un individu sur trois répondra favorablement aux placebos.
Il ne faut donc pas négliger l’effet placebo et son pouvoir sur l’esprit et la motivation du sportif.